‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 43 sur 167 · Ibid,y · texte numérisé non relu

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JULIEN. 6l

enfants et vieillards, sortirent en foule de la ville pour se rendre à Daphné. Ils enlevèrent le cercueil du martyr, le placèrent sur un chariot, et l'escortèrent pendant quarante stades ; les prêtres chantaient les psaumes de David, et, de temps en temps, la multitude reprenait en chœur, comme un refrain, ce verset : « Us ont été confondus, tous ceux qui adorent les idoles et se confient en des dieux faits de main d'homme * ! »

Le règne de Julien passa vite; Theure de la « confusion » chantée d'avance par les fidèles d'Antioche sonna bientôt ; « la petite nuée, » comme avait dit saint Athanase*, se dissipa; le progrès chrétien reprit son cours. « Soyons vainqueurs, par la douceur, de cçux dont la tyrannie nous avait écrasés, » s'écrie saint Grégoire de Nazianze, à la fin du discours dans lequel il commente la tragique leçon que donnait au monde la mort de Julien ^.

i. Sozomène, V, 20; Théodoret, III, 10.

2. ( Bono animo estote : nubecula enim est, quae cito praeteribit. » Sozomène, V, 14.

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