I. Code Théod., IX, xvi
nace. « Toutes les boutiques d'oracles, «comme dit Lucien *, celui d'Abydos, celui de Clare, le trépied de Delphes, les chênes de Dodone*, les statues mouvantes d'Antium ', avaient été interrogés librement pendant le règne de ce prince : mais enfin la clôture des temples, le silence des oracles, étaient alors, sinon partout en fait, au moins en droit, rétat légal. Sous Valentinien, il n*en est même pas ainsi. Saint Augustin naquit en 354 • son adolescence est contemporaine du règne de cet empereur; il raconte que, étant jeune, il allait par curiosité voir ce qui se passait dans les temples ; il décrit les processions qui en sortaient, le bain sacré que Ton faisait prendre à l'image de la Mère des dieux, les fêtes impures qui se donnaient devant le temple de Céleste, dont la porte ouverte laissait voir la statue de la déesse protectrice de Carthage ^. C'était la liberté complète. La seule mesure prise par Valentinien, non contre le culte, mais contre les temples païens,