‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 65 sur 167 · I. Rufin, II, )o · texte numérisé non relu

I. Rufin, II, )o

lu culte païen. Ce n'est plus là une mesure de ;irconstance , c'est une décision générale qui loit être appliquée dans tout l'empire. « Que personne n'offre de sacrifice et n'immole de vicimes, que personne n'entre dans un sanctuaire, le pénètre dans l'intérieur d'un temple, n'arrête îes yeux sur une idole *. » Tout magistrat, toute personne élevée en dignité, qui, soit en voyage, >oit dans sa ville, entrerait dans un temple pour f adorer, paiera une amende plus ou moins coniidérable, selon son rang. Cette loi ne ressemble Doint à celles que Constance édicta sur un sujet malogue^ : elle est calme, modérée, elle ne melace pas de peines absurdes, elle ne porte pas 'empreinte d'une sévérité inapplicable ; il est dsible que, dans l'esprit de l'empereur, ce n'est pas là une vaine proclamation, mais une ordonnance sérieuse, et qui doit être obéie.

1. Nemo se hostiis polluât, nemo insontem victimam :aedat, nemo delubra adeat, templa perlustret, et mortali jpere formata simulacra suspiciat. Code Théod.,XVl,x, lo j :f. II. — Sozomène résume d'un mot cette loi en disant que Théodose défendit d'approcher des lieux consacrés au culte païen (VII, 16) ; et Zosime fait allusion à ses termes mêmes en disant ; € Il y avait du danger^ à croire qu'il y a des dieux et à lever les yeux au ciel pour les adorer (IV). »

Page 1