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LA FERMETURE DES TEMPLES. Ïl3

Elle reçut son complément Tannée suivante.

Les lois de Sgi avaient trait au seul culte public : Théodose voulut atteindre le culte privé.

Quelques détails sont nécessaires pour montrer la place que celui-ci tenait dans la vie religieuse du monde romain.

Le paganisme ne siégeait pas .seulement dans les temples : la maison fut son premier berceau et demeura son suprême asile. Le foyer avait été l'autel du paganisme primitif; la flamme qui en jaillit avait été son plus ancien dieu. Les premiers polythéistes avaient adoré les ancêtres ^ Quand le sens des anciens rites se fut perdu , les vieilles coutumes subsistèrent. On n'était plus bien sûr que Tâme fût immortelle, mais on honorait encore dans les Génies et les Lares l'influence bienfaisante des ancêtres divinisés. Horace était un chantre peu convaincu de la religion nationale : il aimait cependant à souper devant son foyer, en présence de ses dieux Lares ^. Ovide n'avait guère. de foi aux personnages divins dont il a chanté les métamorphoses : mais il brûlait

1. Voir Fustel de Goulanges, la Cité antique, U L ch. ii, III, IV ; p. i5-?7 (2e éd., Paris, 1876).

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