Satires, II, vi
de Tencens devant les bons Génies protecteurs de sa famille *. Pétrone ne croyait plus que le repas fût l'acte religieux par excellence, comme Tavâient cru, dit-on, les vieux Romains : mais il ne juge -point complète la description du festin de Trimalcion, s'il n'introduit à la fin des esclaves qui posent les dieux Lares sur la table et font des libations au nom des convives ^.
Les Pénates, les Génies et les Lares n'étaient pas le seul objet du culte domestique : la maison s'était remplie peu à peu des dieux les plus étranges. Elle était devenue un Olympe en miniature. Ce que Pétrone a dit des campagnes de l'Italie méridionale, il eût pu avec autant de raison le dire des habitations romaines : il était plus facile d'y rencontrer un dieu qu'un homme ^ Chaque moment de la vie des époux, de l'éçiucation des enfants, du service de la maison, chaque partie de celle-ci, et presque chaque meuble, avait sa divinité tutélaire. Le grave Pline se divertit de la facilité avec laquelle les païens, divisant, en quelque sorte, à l'infini les attributs