‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 76 sur 167 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

l3o THÉODOSE.

les païens s'étaient retranchés. Ceux-ci réussirent à s'emparer de sa personne et le mirent à mort. U avait été jadis marié : il laissait des fils qui demandèrent vengeance. Les évêques de la province les empêchèrent de poursuivre en justice les meurtriers. « Il ne faut pas^ leur dit un concile^ vous venger d'un meurtre qui a fait de votre père un martyr*. » Tels étaient les évêques de ce temps, impitoyables quelquefois pour les monuments souillés du paganisme, doux envers les hommes, et ne sachant frapper que des pierres. Ces exécutions firent grand bruit; on reconnaît, cependant, qu'elles furent bien rares, si l'on regarde le nombre immense des temples qui couvraient encore, à la fin du iv* siècle, les villes et les campagnes de l'empire. La règle générale fut de fermer partout les sanctuaires. Il est probable que, lorsque des magistrats et des évêques furent obligés de les faire abattre, c'est que les habitants avaient opposé une résistance opiniâtre à l'ordre de les fermer. Ainsi pourraient être Justifiés du reproche d'illégalité et de violence la plupart des faits auxquels fait allusion le para-

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