Plutarque, De superstitione
2. Recueil des monuments de Ségeste et de Sélinonte, mesurés et dessinés parHittorf et Zanth, suivi de Recherches sur l'origine et le développement de l'architecture religieuse che^ les Grecs, par Hittorf, p. 38 j.
LA FERMETURE DES TEMPLES. l33
de la population entière des cités; ils tenaient lieu de basilique et d'agcra. Peu à peu, Fusage s'était établi d'éloigner la foule des temples ; le portique s'était rétréci jusqu'à ne plus représenter qu'un tiers de la surface occupée par l'édifice *; l'exhaussement des degrés sur lesquels s'élève la colonnade l'avait rendu à peu près inaccessible ^ ; le temple avait été laissé au dieu, et une construction nouvelle, la basilique, avait été offerte à la population. Sous l'empire, soit recherche d'archaïsme, soit affaiblissement de l'esprit religieux, soit désir de multiplier les lieux de rendez-vous ouverts à la foule croissante des oisifs, on était revenu, en beaucoup d'endroits, à l'ancienne disposition des temples ; la population y avait été rappelée. L'immense temple d'Adrien à Cyzique avait été construit sur ce modèle. « Il était consacré à l'empereur de nom, aux commodités des Cyzicéniens, de fait... L'ensemble du temple était un lieu de promenade, le public y circulait à tous les étages, l'accès était libre. En d'autres termes, ce temple était une basilique,