Ibid, p
2. Beulé, Histoire de [Vart grec avant Périclès, 2« éd., p. 91 (Paris, 1870).
sauf qu'il n'avait pas la tribune du juge et que Ton n'y rendait pas la justice : c'était une basilique par l'usage public, par la liberté d'accès, par la facilité d'abri en cas de pluie, par la commodité pour les négociants d'y venir parler de leurs affaires *. » Ses galeries supérieures et même ses galeries souterraines servaient à tous de promenoir, au dire du rhéteur iElius Aristide ^. Il est probable que lorsqu'on venait y deviser des nouvelles du jour, ou y traiter des choses du commerce et de la banque, on ne songeait guère à adresser des vœux bien fervents au sceptique amant d'Antinous. Des temples de cette nature n'étaient pas faits pour alarmer la politique ou la conscience des empereurs chrétiens. Interdire l'accès des vrais sanctuaires, rendre aux habitants l'usage des autres, fut la règle promptement adoptée par eux. « Leur pensée, dit Godefroy, fut que l'on pouvait servir les intérêts de la religion en interdisant les sacrifices, et en même temps ne rien enlever aux plaisirs du peuple et à l'ornement public ^. » On avait fermé le temple,