Sozomène, VH
2. Bibliothèque de VÉcole des Chartes, 1867, 6© série, t. III, n ona ; Revue archéoîogique, t. XVII (1868), p. 451-459;
I (1868), p. 44-55 ; Bullettino di archeologia cristiana, ). 49-75. — Je me servirai du texte établi par M. Mo-
y joignant les corrections de M. de Rossi.
îrs 59, 40.
LA FERMETURE DES TEMPLES. iSq
nisme se presse, il rassemble toutes ses forces, il passe en revue tous ses dieux ; il a le vague instinct que le temps lui manque, que le sol va se dérober sous ses pas : il profite du court règne qui lui est donné. C'est d^ abord une purification générale, une lustratio qui dure trois mois entiers * : on dirait que les nouveaux maîtres de Rome veulent y laver toute trace de christianisme avec le sang des suovetaurilia^ et, par un amburbium solennel, effacer autour de la ville les pas des. pèlerins des catacombes. Il y a de la panique dans cette grande démonstration : c'est bien, comme dit le poëte, nnjustitium ^, une cérémonie usitée seulement dans les grands dangers publics : Rome n'en avait pas vu de pareille depuis le règne d'Aurélien ^. Le justitium achevé, Flavien se crut sans doute quitte envers les dieux nationaux : il se tourna vers ces divinités étrangères, dont l'aristocratie païenne de cette époque suivait avec empressement tous les rites *,