Vopiscus, In Aurelianum
4. Beugnot, Histoire de la destruction du paganisme en Occident, t. I, p. 444, 449 ; cf. Morel, dans la Revue archéologique, t. XVIII (1868), p. 47.
comme si le vieux culte y eût dû trouver quelque rajeunissement. Les fêtes d'Isis furent célébrées avec pompe * : puis les Megalensia montrèrent à la foule le char de Cybèle traîné par des lions et suivi par une partie de la noblesse romaine^. Flavien, dont en d'autres temps Symmaque avait gourmande la tiédeur^, donnait alors l'exemple du zèle le plus ardent : on le voyait se rendre la nuit dans le temple de Serapis * ; il marchait entouré de devins appelés de rÉtrurie ^ et de prêtre^es que le poëte qualifie brutalement de courtisanes *. Les Galles honteusement mutilés, a les chiens de Cybèle, » se pressaient sur son passage ''. C'est à cette époque que Flavien se fit initier au culte de Mithra ; il descendit et engagea d'autres à descendre « sous terre chercher le soleil ®. » Enfin, il se soumit à la grande purification du taurobole, cette sacrilège et assez malpropre parodie du baptême
1, Vers 98-101.