‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 9 sur 167 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

le christianisme dominait seul dans les villes, les empereurs et les évêques firent, d'un commun accord , démolir de rustiques sanctuaires , qui n'avaient sans doute qu'une médiocre valeur artistique, et autour desquels la superstition semblait devoir s'éterniser. C'est ainsi encore qu'en certains pays où l'ancien culte avait un caractère particulièrement orgiastique, comme en Phénicie ou dans le Liban, destempleâ durent tomber sous la hache des moines, et couvrir de leurs débris le sol purifié. Mais ce sont là des exceptions à la règle : celle-ci est bien simple, et on la lit aisément à la clarté des faits. Partout où cela se peut sans danger, le christianisme triomphant laisse les temples debout. Quelquefois on les ferme, le plus souvent ils restent ouverts. Les statues demeurent l'ornement des villes': les artistes baptisés continuent à demander des leçons aux antiques modèles, comme ils le faisaient déjà dès le temps des catacombes.

Telle est l'impression qui se dégage d'une étude sérieuse des faits, si l'on y porte quelque esprit critique, et si l'on prend la peine de remonter aux sources. Cette étude conduit naturellement celui qui l'a entreprise à examiner les

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