‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 93 sur 167 · là., Ad Seleucum, vers · texte numérisé non relu

là., Ad Seleucum, vers

j. S. Grégoire de Nazianze, Ora//o IV (contra Julianum).

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l56 ROME AU IV» SIÈCLE.

Un poëte comme Prudence, des évêques comme Basile et Grégoire, n'étaient pas seuls à tenir ce langage. Théodose avait compris de même son devoir d'empereur. Il demanda au sénat la proscription de Tidolâtrie ; mais il eut soin de déterminer lui-même la portée de ses paroles. Les chefs-d'œuvre dont elle avait été l'occasion devaient demeurer intacts. L'art, délivré des usages parasites qui le souillaient, allait être rendu à sa destination première, élever les âmes par le spectacle de la beauté. Les paroles que Prudence met, à ce sujet, dans la bouche de Théodose victorieux, sont conformes à tout ce que nous apprend l'histoire ; c'est bien là, certainement, l'écho de sa pensée :

« O sénateurs, laissons debout, après les avoir purifiées, les statues, les chefs-d'œuvre des grands artistes; qu'elles restent les plus beaux ornements de notre patrie! qu'un usage impur ne souille plus les monuments d'un art trop longtemps détourné de son but M »

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