DETAIL DE IA CUVE FUNERAIRE
piesente une Cl (Cimetière de Warka. — D’après Dieulafoy.)
vilisation in-
quiète; elle voit en quelques années des barbares scythes, à peine échappés à leurs plaines sauvages, devenir un peuple puissant que la guerre absorbe, et qui, tout entiers à cette idée, — résister à Rome, — n’ont ni le temps ni l’éducation nécessaires pour s’intéresser aux choses de l’art. Par un instinct bien naturel chez eux, ils prennent une partie de leur faste aux peuples dont la grandeur et la force les frappent; tant et si
bien, que le style parthe peut être, en certains cas, considéré comme une branche mal venue de l’arbre gréco-romain. Si grande que soit cette indifférence artistique, quelques aspirations se font cependant jour à travers elle et s’affirment. Comme leurs prédécesseurs orientaux, les Parthes associent le support engagé à l’arceau; comme eux, ils se refusent à fouiller profondément la pierre et préfèrent aux hauts-reliefs les broderies des lambris; comme eux, ils demandent à la polychromie la gamme heurtée de ses couleurs et au décor géométral sa philosophie ondoyante; comme eux, enfin, ils se complaisent à faire entrer les revêtements de métal dans leurs compositions architectoniques; l'intérieur des palais est par eux plaqué d’argent et d’or, et si grand est ce courant, que, les premiers, ils s’appliquent à fixer le bronze et le cuivre sur l’extérieur des dômes de leurs derniers édifices; le fait a son importance, car ce moyen deviendra plus tard traditionnel chez les Chiites, qui le feront concourir au décor de leurs coupoles et de leurs minarets.