III. — La Voûte
Tandis que la mosquée-cathédrale retourne ainsi à la plate-bande, la chapelle sépulcrale a de bonne heure pour élément la coupole, de même que dans l’empire fatimite. Au 11e siècle (vme siècle), deux caveaux s’élèvent à Rei et se couvrent de dômes. Leur plan est circulaire, ce qui simplifie beaucoup le problème du raccord des surfaces courbes aux surfaces planes des murs.
L’un a 16 mètres de diamètre extérieur,
1 2m,20 de diamètre intérieur, et est rayé sur sa périphérie de vingt - deux cannelures triangulaires , véritables prismes de tout point analogues ,
1 ° tombe de rei. (Restitution.)
à ceux des monuments parthes ou même assyriens. C’est une alternance régulière de lumière et d’ombre, une division parfaite de la surface en parallèles ascendantes, que surmonte
une frise en caractères koufiques. La porte a une voussure ogive avec petite corniche. L’autre tour, construite en blocage, a son inscription faite de briques cuites incrustées dans le mur. Son diamètre total est de nm, 85; son diamètre intérieur de 8"*, 25 ; sa porte a également un arc ogive, mais le tympan n’en est pas évidé et le couronnement revient ainsi au linteau.
Sous les Ghaznévides
(42i-io3o), l’architecture des mosquées sépulcrales s’attache attentivement aux difficultés qu’entraînent la transition du carré au cercle, l’équilibre des voûtes, la répartition des poussées destructives sur des points déterminés au moyen d’arcs-doubleaux et formerets. Après eux, les
Seldjoukides transportent ces données dans l’architecture civile et les mettent à contribution dans l’érection des bazars, des caravansérails et des bains. Nombre de monuments du règne de Thoghroul sont restés comme autant de spécimens d’un art puissant, conscient de sa force, peu sensitif, il est vrai, mais si habile qu’on lui pardonne souvent de ne pas avoir pensé. A Baghdad, le khan Orthma a des voûtes nervées, divisées en arcs-doubleaux et en voùtains, dont l’assemblage est identique à celui du grand vaisseau du Tag-Eïvan. L’arrivée des Mongols, loin d’entraver cette évolution, lui infuse une vie nouvelle. L’instinct de race des nouveaux venus y