PREMIERE PARTIE. — CHAPITRE
d 'adrâctâna athangaina (salle à colonnes). Trois tendances se partagent leur architecture : l’emploi de la brique comme principal élément de construction; le surélèvement de l’édifice sur un soubassement richement décoré et l’élancement des supports.
les propylées de xerxès, a PERsÉPOLis. (D’après Dieulafoy.)
L 'apâdana de Xerxès repose sur une terrasse, faite de pierres appareillées sans mortier et reliées par des crampons, qui l’exhausse de 3™, 5o au-dessus de la grande esplanade. Quatre, escaliers à rampes inverses desservent un double perron étendu en avant de la façade principale, coupé de traces de canaux et de bassins qui témoignent de la présence d’un jardin antique établi aux alentours du monument. Toute la main courante de l’escalier, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, et tout
le soubassement compris entre les rampes des deux perrons, sont couverts de sculptures et d’inscriptions.
Sur la terrasse, trois groupes de colonnes se partagent en trois grandes divisions bien tranchées ; au centre, une salle hypostyle, divisée en cinq nefs, comptant ensemble trente-six colonnes, et trois portiques à deux rangs de six colonnes chacun. Bases de chapiteaux compris, ces colonnes mesurent i9m,40 et sont séparées par un
entre-colonnement de 9 mètres d’axe en axe. Ces proportions ont été, bien à tort, comparées à celles des salles hypostyles de l’Egypte. Sans doute, le rapprochement démontre à merveille que l’entablement jeté sur ce vide énorme ne pouvaitêtre qu’une (D’après Dieuiafoy.) charpente de bois ; mats
c’était méconnaître les données élémentaires de l’esthétique que d’en tirer d’autres conclusions et établir un parallèle entre les deux architectures. Le temple égyptien n’est pas un édifice dont il soit possible de rechercher les origines; elles se confondent, au delà de l’histoire, avec le mythe solaire et celui du culte des morts. Lorsqu’il se dresse pour la première fois, c’est déjà la demeure divine, dont chaque division, chaque élément, chaque détail, chaque ornement est un symbole. C’est l’image du ciel, avec les cantons sans nombre, que l’imagination égyptienne s’était appliquée à peupler de fictions autant que faire se pouvait. Que l’Egypte ait été un pays de forêts, l’architecte