‹ L'Art poétique de Boileau, commenté (volume 2)Chapitre 123 sur 150 · I. 13 oct · texte numérisé non relu

I. 13 oct

i.'art poétique. — m.

" riens suivent donc la cour, plus ébaubis que vous ne " le sauriez penser, à pied, à cheval, dans la boue " jusqu'aux oreilles ('), " Les courtisans et le Roi se divertirent des gaucheries de nos deux Thucydides " ébaubis ". Pradon lui aussi se divertit fort, aux dépens de l'un et de l'autre; il s'adresse d'abord à Despréaux :

"... Pour peindre les faits d'un si fameux Monarque, " Il faut être du moins ou Salluste, ou Plutarque. " J'espère que ta prose aura leurs agréments ; " Bonne ou non, reçois-en de bons appointements. " C'est ce que dit un jour un commis des finances : " Nous 71! avons encor rien vu d'eux que leurs quittances. " Que ce qu'ils ont écrit soit bien ou mal conçu, " Us écrivent fort bien du moins un : fai reçu (-). "

Et plus loin :

" ... Au voyage de Gand, " Les messieurs du Sublime (3), avec longue rapière, " Et du mieux qu'ils pouvaient prenant mine guerrière, " Allaient, chacun monté sur un grand palefroi, " Aux bons bourgeois de Gand inspirer de l'effroi. *' A ce terrible aspect, on vit trembler la Flandre, etc.. (+) "

Boileau ne fit qu'une campagne; celle dont Pradon s'amuse avec quelque esprit (=). Racine fit toutes les

I. Lettre de M"" de Se'vii^né, 18 mars 1678. — 2. Noîiv. Rem.,^.i\.

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