‹ L'Art poétique de Boileau, commenté (volume 2)Chapitre 125 sur 150 · Édit. de 1612, p · texte numérisé non relu

Édit. de 1612, p

2. " Sur son roc ", et non pas " sous son roc ", comme portent une foule d'éditions, depuis 1757. (Cf. B. S. -P.)

année aussi, Corneille traduisit les vers de Santeuil. Il est intéressant de comparer les alexandrins de Corneille avec ceux de Despréaux :

" ... Les plus puissantes villes " Semblent n'avoir pour nous que des remparts fragiles; " On les perce, on les brise, on écrase leurs forts; " Il y pleut mille feux, il y pleut mille morts.... " Besa?içon voit bientôt sa citadelle en poudre ; " Dôle avertit Salins de ce que peut sa (') foudre; " Et toute la Comté, pour la seconde fois, " Rentre sous l'heureux joug du [)lus juste des Rois. "

Les douze derniers vers de Boileau sont un impromptu, comme l'établissent les recherches de Berriat Saint-Prix. Ils ne se trouvaient point dans la première composition de X Art poétique. Boileau les écrivit en | toute hâte, pour les joindre au volume prêt à paraître. L'impression de ce volume fut achevée le lo juillet, et la prise de Salins ne fut annoncée à Paris que le 30 juin. Le feuillet contenant ces douze vers et le récit des victoires récentes de la France, fut intercalé, au moyen d'un carton ('). Il est clair que le iv^ Chant a gagné une belle somme d'intérêt à cette demi-page d'histoire vraie et patriotique.

" Oià sont ces grands guerriers, dont les fatales ligues " Devaient à ce torrent opposer tant de digues ?

" La Ligne, dit Brossette, était composée de l'em- " pereur, des rois d'Espagne et de Danemark, de la

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