La foudre de Louis XIV
" I nunc, antiquas jacta, Vcsuntio, turres, " Et tua nequicquam cels;T: capita ardua rupis ; " Et Grœum et Dolam, et salibus loca fœta Salinas, etc. " (Sant. Op. Poet., p. 15.)
2. V. Édit. in-4" de 1674. — B. S.-P., t. II, p. 270- r. V. aussi l'édit. Cidet.
" Hollande et de toute l'Allemagne, excepté les ducs " de Bavière et de Hanovre ('). "
" Est-ce encore en fuyant qu'ils pensent l'arrêter, " Fiers du honteux honneur d'avoir su l'éviter ?
Boileau mentionne avec un dédain de rimeur et de vainqueur les tactiques du général INlontecuculli. " Les '' gens de guerre et les historiens impartiaux ont jugé " tout autrement que Boileau de la retraite de Mon- " tecuculli... (^) " Fléchier, avec plus d'impartialité, reconnaissait dans le chef des troupes allemandes " un " général habile et prévoyant ". Mais le poète se laisse emporter par l'enthousiasme ; et d'ailleurs il parle comme VAnmda/ d Horace :
" Qi/os opimus " Fallere et effugere est triumphus (3), "
MontecucuUi eut cette gloire ; comme s'exprime Brossette, ce " général de l'armée d'Allemagne pour •' les Alliés, évita le combat, et s'applaudit de la " retraite avantageuse qu'il avait faite. "
" Que de remparts détruits ! que de villes forcées ! " Que de moissons de gloire en courant amassées !
Selon Boileau, Louis XIV moissonna les victoires
I. Mascaron, 1675, adresse une apostrophe semblable aux mêmes ennemis de la France. Il fait tenir ce discours à Turenne : " Peuples " que le Rhin sépare de nous, unissez-vous, sortez de vos forêts et de " vos neiges, pour venir inonder les doux climats de la France. Cercles " de l'Empire, unissez toutes vos forces; vous serez vaincus; et il ne vous " restera que de tristes et malheureux débris de vos armées, qui iront " annoncer à leur pays épuisé d'hommes et de soldats votre défaite et la " grandeur de mon roi ! " (Orais.fun. de Titreniie.)