‹ L'Art poétique de Boileau, commenté (volume 2)Chapitre 128 sur 150 · Œuvr. de Corneille. — G. Ecr. de Fr., t. X, p · texte numérisé non relu

Œuvr. de Corneille. — G. Ecr. de Fr., t. X, p

4. V. Op. Poet. Santoliiy p. 172. — Santeuil traduisit ces vers en latin; — et Car. Ruaei Carm., L. IV, Éd. 6% p. 212.

Le secrétaire perpétuel de l'Académie, Régnier- Desmarais se mit en frais d'un quatrain sur le même

sujet :

" Et César et Louis dans leur rapide cours

" N'ont rien qui les égale et rien qui les arrête:

" Tous deux, ardents à vaincre, ont fait même conquête;

" Mais César, en deux mois, Louis, en quinze jours ('). "

" Auteurs, pour les chanter, redoublez vos transports ; " Le sujet ne veut pas de vulgaires efforts.

Pradon entre bien dans ce sentiment. Il estime même le sujet si haut, qu'il se demande si les efforts de Boileau pourront y atteindre. Et s'adressant à l'historiographe du Roi, d'un ton de protection et d'ironie: " Je ne doute nullement, dit-il, que ta prose n'ait la " force et la justesse dignes d'un si grand et si magni- " fique sujet {^). " Le contexte explique le compliment de Pradon.

Quand on relit les Discours dont l'Académie retentissait à cette époque de gloire, on y retrouve presque à chaque ligne, l'exhortation versifiée par Despréaux. Que doit faire un Académicien, s'écrie l'abbé de La Chambre ? " Travailler pour la gloire du Prince, con- " sacrer uniquement toutes ses veilles à son honneur, " ne se proposer point d'autre but que l'éternité de son " nom, rapporter là toutes ses études. " Où doit-il aller chercher des sujets et des inspirations ? " Le Louvre " vous inspirera de plus belles choses, de plus nobles " et de plus grandes idées que n'aurait jamais fait le " Parnasse (^). " Le reste est à l'avenant.

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