‹ L'Art poétique de Boileau, commenté (volume 2)Chapitre 16 sur 150 · I. Œuvr. Éd. de 17 19, t. III, p. 83. — 2. Caract.^ ch. I · texte numérisé non relu

I. Œuvr. Éd. de 17 19, t. III, p. 83. — 2. Caract.^ ch. I

L ART l'OETIcjUE.

" C'est un ouvrage de Molière. . .

" Te souvient-il bien qu'autrefois

'' Nous avons conclu d'une voix

" Qu'il allait ramener en France

" Le bon goût et l'air de Térence ?

" Plante n'est plus qu'un plat bouffon... "

Énumérant à Mgr Huet les auteurs où il rafraîchit son génie, La Fontaine met en première ligneTérence: " Térence est dans mes mains... " (') De Plaute, pas un mot.

Bossuet et son royal élève admiraient le génie du " très grand artiste ". Térence, bien qu'ils fissent, comme de juste, leurs réserves sur sa morale. Bossuet écrit au pape Innocent XI, en lui exposant les études et les goûts littéraires du Dauphin: " On ne peut dire " combien il s'est diverti agréablement et utilement •■ dans Térence, et combien de vives images de la vie " humaine lui ont passé devant les yeux en le lisant... " Le prince remarquait les mœurs et le caractère de " chaque âge et de chaque passion exprimé par cet "admirable ouvrier, avec tous les traits convenables " à chaque personnage, des sentiments naturels, et " enfin avec cette grâce et cette bienséance que " demandent ces sortes d'ouvrages. Nous ne par- •• donnions pourtant rien à ce poète si divertissant, '• et nous reprenions les endroits où il a écrit trop •• licencieusement ('). "

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