Poènzc sur le siècle de Louis le Grand
autre coin de terre, plus triste encore s'il est possible, fît sortir, à Marly, le château surnommé par les courtisans " un favori sans mérite".
" D'un salon qu'on élève il condamne la face :
" Au vestibule obscur il marque une autre place ;
" Approuve l'escalier tourné d'autre façon.
" La face cTîtn salon " ? ... Que vaut cette figure-là?
— - Brossette (est-ce croyable ?) osa élever un doute sur la clarté de l'expression ; " approiLve l escalier tour- '' né " ; cela lui semblait équivoque. Il soumit son scrupule à Despréaux en 1703 ; " Il semble que vous " voulez dire que le médecin-architecte approuve l'esca- " lier, parce quS[ a été tourné d'une autre façon qu\[ ' n'était auparavant, au lieu ^^z^,:' votre pensée est^?^'il " voudrait voir l'escalier tourné d'autre façon ('). "
Brossette ne fut pas plus heureux dans sa remarque que dans cette page épistolaire. Boileau maintint l'ellipse de son vers, en se fondant sur l'ellipse analogue d'une phrase de Racine. On voit par l'ensemble de la réponse combien " l'excès de raffinement " du jeune commentateur avait agacé le " vieux lion ". — " Vous " vous avisez, lui écrit-il, de trouver une équivoque " dans un vers où il n'y en a jamais eu. En effet, où " peut-il y en avoir dans cette façon de parler : " Approuve l escalier tourné d'' autre fa cou ?
" et qui est-ce qui n'entend pas d'abord que le médecin- " architecte approuve l'escalier, moyennant qu'il soit " tourné d'une autre manière } Cela n'est-il pas préparé " par le vers précédent :
" Au vestibule obscur il marque u?ie autre place ?
" Il est vrai que, dans la rigueur et dans les étroites