‹ L'Art poétique de Boileau, commenté (volume 2)Chapitre 70 sur 150 · I. Phars., L. IX. — 2. Phars., L. VI · texte numérisé non relu

I. Phars., L. IX. — 2. Phars., L. VI

fait qu'une méchante histoire pleine de fables absurdes et de fictions mal inventées.

" Lucain voulut encore se retrancher sur l'élévation de ses pensées, sur ses maximes politiques, et sur le tour pompeux de ses vers. Mais ce fut en vain, et il fut contraint de lâcher le pied devant le poète moderne, qui le ramena battant jusqu'au pied du mont Parnasse.

" Cette défaite de Lucain le rendit si confus, qu'il alla se cacher dans les rochers de cette montagne, d'où il dépêcha à Brébeuf une aigle, qu'il avait dressée pour ces sortes de messages, avec des tablettes qu'il attacha à son col ('). "

" Auteurs, prêtez l'oreille à mes instructions.

Cette exclamation exaspère Desmarets : " Voici " comme, après avoir tant fait le fou dans ses Satires, et " tant parlé contre la raison et contre la sagesse, enfin " il s'érige en sage docteur et crie : AtUeiirs. etc. (-). " Pradon répète comme un écho : " Après que mon- " sieur D*** a fait le fou dans ses Satires, et a tant " parlé contre la sagesse, il s'érige à présent en doc- " teur if). "

" Voulez-vous faire aimer vos riches fictions, " Qu'en savantes leçons votre muse fertile

Fictions, leçons; vers léonins.

Muse fertile. Pradon a remarqué que cet adjectif revient fréquemment dans les œuvres de Despréaux ; rencontrant, au vers ^'] de la ne Satire l'expression fertile plume, Pradon écrit: '' Fertile plume, fertile

\. Hist. foét., L. V. 1688, p. 122-126. - 3. Aouv. l\e}iiarques, p. 97.

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