Max. et Réjlex, ut stipra, p
2. Ouinault était mort en 1688. Comme ses illustres rivaux, il avait compris que le théâtre pervertit les mœurs ; il se repentit, lui aussi. Baillet parlant de Quinault, en 1686, le félicitait de ce que ses Opéras étaient peu lus ; c'était là un gain pour la morale : " C'est aussi une " espèce de soulagement pour la conscience de M. Quinault, qui, (dans " la généreuse résolution qu'il a faite de se défaire d'un métier si péril- " leux pour son salut et de ne plus mal édifier son prochain), aura du " moins la consolation devoir que, si ses pièces ne sont point en état " de faire du bien à personne, elles ne seront point aussi capables de " faire grand mal. ^\(jiig. des Sav.)
" sions agréables dans les Tragédies d'un Corneille " et d'un Racine, n'est pas dangereuse à la pudeur, " vous démentez ce dernier qui, occupé de sujets plus " dignes de lui, renonce à sa Béré^iice, que je nomme " parce qu'elle vient la première à mon esprit ('). "
Bossuet censure, au même lieu, ces " airs (des Opé- " ras) tant répétés dans le monde ", cette musique " où " Lulli a excellé ", choses tout aussi funestes que les vers ('). Boileau partageait en cela le sentiment du grand évêque de Meaux. Il attaqua aussi dans la Satire x^ la fade morale des Opéras et la musique de Lulli. Et Monchesnai raconte l'indignation du Satirique contre cette morale pernicieuse des Opéras.
Vers la fin de sa vigoureuse réponse, Bossuet juge louable le projet ou le désir de purger la scène de tous scandales. Mais, selon lui, les nobles efforts de Richelieu dans cette vue ont produit bien peu de fruit.
Vingt ans après cette campagne où l'illustre orateur avait, malgré " ses cheveux blancs ", déployé l'ardeur