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ses FâcheiLx : " Sire, j'ajoute une scène à la Comédie ; " et c'est une espèce de FâcheiLX assez insupportable " qu'un homme qui dédie un livre. Votre Majesté en " sait des nouvelles, plus que personne de son royaume; " et ce n'est pas d'aujourd'hui qu'elle, se voit en butte " à la furie des épitres dédicatoires ('). " Molière écrivait six ans plus tard au grand Condé, en lui offrant une autre Comédie :"N'en déplaise à nos beaux esprits, " je ne vois rien de plus ennuyeux que les épîtres " dédicatoires ; et Votre Altesse Sérénissime trouvera " bon, s'il lui plaît, que je ne suive point ici le style de " ces messieurs-là, et refuse de me servir de deux ou " trois misérables pensées, qui ont été tournées et "retournées tant de fois, qu'elles sont usées de tous " les côtés.
On ne pouvait mieux caractériser, ni mieux éviter, ces banalités pompeuses et mendiantes ('').
" Et partout, enfantant mille ouvrages frivoles, " Trafiqua du discoars et vendit les paroles.
Le trafic, dont Boileau fait grand fracas, ne rapportait pas de lourds revenus ; témoin cette phrase écrite en 1688 : " Il n'y a point d'art si mécanique, ni de si " vile condition, où les avantages ne soient plus sûrs, " plus prompts et plus solides (^). "
Mais aussi pour tant d'ouvrages "frivoles" produits par des sots besoigneux, combien de chefs-d'œuvre sont dus à la glorieuse pauvreté d'hommes de génie ! Telle était la réflexion que faisait Charles Sorel, tandis que Boileau, nanti de pistoles, limait sa Poétique .• " Il
2. " M. de Furetière a dit (Roman Bourgeois) que le premier inven- " teur des dédicaces fut un mendiant. " {Ménagiana, t. II, p. 1 10.)