La déf. du Poème hér.,-ç
Vauquelin, avant Despréaux, conseillait de ne point négliger la rime. Il recommandait aux poètes d'
" Etre soigneux d'une rime coulante (') ".
Bon Vauquelin, si vous reveniez au monde, que diriez-vous de nos Parnassiens ?
" Et pour la rattraper, le sens court après elle.
Ecoutons les plaisanteries de Carel. Il s'égaie des mauvais tours que la rime joue au sens dans les poèmes de Despréaux. Carel s'adresse à Despréaux en personne : " Ce n'est pas assez de trouver ou d'appren- " dre de belles règles. Il les faut exécuter (sic),ow ne " s'en mêler point. Vous aviez ouï dire que la rime " doit venir aisément et comme d'elle-même ; vous " travaillez à cela autant que vos petites forces vous " le permettent. Mais quelque peine que vous preniez, " vous n'y arrivez presque jamais. Cet effort vous met " à la torture. Vous vous plaignez, à tout propos, de " la rime. II semble que vous en soyez malade.
" Car vous avez beau ronger vos ongles ; vous avez " beau vous frotter les temples (sic); vous n'en sauriez " venir à bout. Et c'est pourquoi, en mille vers de votre " façon, si l'on trouve trois ou quatre riches rimes pla- " cées bien à propos, c'est une merveille. Toutes les " autres sont plates, etc.. (-).
Evidemment le Défenseur des Beaux-Esprits exagère la pauvreté des rimes de Boileau et les difficultés de Boileau à les rencontrer. Les plaintes du satirique à l'endroit de la " quinteuse " sont ou des lieux communs ou des occasions de satire. Il est regrettable