I. Dtf/. des Beaux- Esprits, p. lo
" Alaric, étonné de tant de rares choses,
" Et conduit par l'odeur des jasmins et des roses,
" Par un autre escalier prend un autre chemin,
" Et trouve, en descendant, un superbe jardin...
" Partout règne à l'entour l'ombre opaque et couverte,
" Que fait de ce jardin l'architecture verte ;
" Les préceptes de l'art y sont bien observés ;
" Cabinets et berceaux, portiques élevés,
" Bases et chapiteaux et colonnes superbes, etc.. "
Et cela recommence,comme pour la "face" du palais.
" Fuyez de ces auteurs l'abondance stérile,
*' Et ne vous chargez point d'un détail inutile ;
" Tout ce qu'on dit de trop est fade et rebutant ",
" C'est cette grande règle du Ne quid niinis, que " M. Despréaux prescrivait aux poètes, aux orateurs, " aux historiens. Il ne pouvait souffrir qu'un " homme d'esprit fît de trop longues écritures, et " semblât travailler au rôle, comme un avocat, ou un " procureur.
" C'est Horace, disait-il, qui m'a fourni ce vers de " mon Art poétique :
" Tout ce qu'on dit de trop est fade et rebutant ('). "
" L'esprit rassasié le rejette à l'instant.
Paraphrase du vers énergique d'Horace :
" Onine supervaaium pleno de pectore manat. "
Avant Despréaux, Segrais avait formulé cette doctrine de la sobriété littéraire, et avait indiqué une cause ingénieuse de ce rassasiement, ou de ce dégoût des lecteurs.
" Il y en a, dit Segrais, qui croient que, pour être