Voir, six vers plus bas ; texte et notes
" pour le dédier à M. le prince de Conti. s'appelle " Henri de Picon. On voit à la tête de ce livre une " épître burlesque de Pénélope à Ulysse, faite sur le " modèle de celle d'Ovide.
" Mais ce qui surprend encore plus que tout cela, ' c'est que Brébeuf, tout Brébeuf qu'il était ('). entre- " prit lui-même de faire le Lncain travesti. Il est vrai " qu'il y mit pour titre : La Pharsale de Lucain en " vers enjoués : n'osant pas se servir, comme il le dit " lui-même dans son Epitre dédicatoire, du mot de " burlesque, parce qu'il avait alors perdu la meilleure " partie de son agrément, en perdant le mérite de la " nouveauté (^). "
Perrault, en son Parallèle, prend occasion des vers de la Poétique contre " le burlesque effronté '\ pour louer Scarron, et pour railler une autre sorte de burlesque qui est celui de Boileau dans le Lutrin : "Il y a un burlesqtie qui n'est point effronté, qui ne " parle point le langage des halles, quoiqu'il se serve " quelquefois d'expressions un peu populaires. Il y a '' un burlesque qui a ses grâces et ses beautés, tel que " celui de l'auteur du Virgile travesti. Il est vrai que, " dans le temps que cet ouvrage parut, il se fit quan- " tité de méchant burlesque, qui donna du dégoût " pour tout ce genre de poésie. Mais pendant que " presque tout le burlesque de ceux qui l'ont imité, " sentait la boue et la harengère, celui-là a toujours " senti le galant homme et a toujours eu l'air de la " cour et du beau monde (-). "
Après cet éloge du burlesque noble, et en particulier de la Baronéide de Scarron, Perrault arrive au