I. La Défense du poème héroïque, etc. Préface
" Sieur de Montaigne tout ce qu'il a dit au désavan- " tage de l'homme. Son Art Poétique suit pas à pas " celui d'Horace; et dès lors qu'il le quitte, il trébuche " ou ne fait que de fausses démarches, etc. (")." Et ailleurs: "Ce personnage qui sue, qui grince des dents, " et qui se pâme d'angoisse, lorsqu'il est question " de mettre des rimes en leur place etc. (")... " Et encore : " Cet Attila badaud... nous permettra de " remarquer la stérilité de son imagination et la peti- " tesse de son génie {f). "
30 On accuse Boileau de n'avoir aucune vue neuve et personnelle. Pradon, le tragique, après avoir examiné les lois de la tragédie exposées au iii^ chant, hausse les épaules et sourit de pitié. Tout ce qu'il découvre dans tout cela est usé, rebattu ; c'est du rudiment le plus vulgaire !
" Voyez comme il nous montre en phrases pathétiques
" L'art de représenter les histoires tragiques !
" Débitant par ses vers avec faste étalés
" La crasse de l'école en dogmes ampoulés (•*) ! "
Mais voici qui est plus grave :
4° Despréaux, crient tous ses ennemis, n'est qu'un pâle copiste des autres faiseurs d'Arts Poétiques ; son œuvre n'est qu'une traduction mal déguisée d'Horace, de Vida, et peut-être de Scaliger. Sur cet article chacun se donne beau jeu et libre carrière.
Desmarets déclare que Despréaux aurait dû intituler son livre : " Traductions de l'Art Poétique d'Horace, " de Vida et de quelques autres, égayées par quelques