Cours de Litt. Siùcle de Louis XIV, Poésie, etc
trouvera-t-on dans notre commentaire la justification motivée de certaines idées émises par Marmontel touchant VA7i Poétique ; de celle-ci entre autres : ' Despréaux me semble... ne s'être appliqué qu'à bien * dire ce que l'on savait avant lui ('). " Mercier, le paradoxal, va plus loin. "M. Mercier, disait La Harpe, n'admire point du tout Boileau. " Voici comment, en 1773, Mercier traitait cet étouffoir du génie français : « Les préceptes qu'il donne de son " chef se ressentent des bornes de son imagination. •' La poésie n'y est ni sentie, ni appréciée: nul élan, " nulle verve, nulle chaleur. Précepteur froid, il parle " de la rime, de l'hémistiche, de la césure : il s'étend " sur le sonnet, le rondeau, la ballade, etc. (^). Mais " l'art n'y est pas aperçu en grand et dans son essor: " c'est l'accessoire qui arrête sa vue attentiv^e ; c'est " \art du rimeur enfin, comme on l'a si bien dit avant " moi. En effet, sa manière est plus propre à étouffer " l'audace du poète qu'à la faire naître ou à la nourrir. " Pour présider aux jeux olympiques, ce n'était pas " assez de commander assis, du geste ou de la voix, " il fallait savoir animer les coursiers, et faire voler " votre char sous une roue fixe et rapide {f) ! "
A mesure que l'on approche de 1789, l'Aristarque du siècle de Louis XIV et Xart du j'inieur sont de plus en plus maltraités et honnis. M. de Villette, l'ami et l'hôte de Voltaire, alignait dans le Jownal de Paris une Kyrielle de " Poiirquoi? " fort impertinents, à l'adresse du vieil oracle. Ces " Pourquoi? '\ signés :