‹ L'Art poétique de Boileau, commentéChapitre 79 sur 255 · Entretiens cV Eugène et d^Ariste. IV'^ Ent · texte numérisé non relu

Entretiens cV Eugène et d^Ariste. IV'^ Ent

vers : " Boileau, jeune avocat de 22 ans, ... veut faire " des vers en latin et en français, quoiqu'il n'y soit " nullement né ('). " J'aime à croire que Tallemant se rétracta.

" Dans son génie étroit il est toujours captif;

" On ne dit point génie étroit ni large, mais faible " ou fort. " L'observation est de Desmarets (^). Pradon approuve et copie. Après quoi, Pradon s'évertue à démontrer que Boileau a un génie bien étroit, ou bien faible: " Ce critique exterminateur du menu peuple du " Parnasse, qui a tracé de si belles règles aux poètes, " cet Attila badaud, le fléau des petits auteurs, ce " fameux Despréaux, qui a eu l'art d'imposer si long- '' temps avec le plus faible talen du monde...., nous " admirons, s'il le veut aussi, la force de ses vers et " la nouveauté de ses expressions; mais il nous per- " mettra en même temps de remarquer la stérilité de " son imagination et la petitesse de son génie (').

Quoi qu'il en soit de l'imagination et du génie de Despréaux, il établit, dès le début, une vérité que personne, pas même Pradon, ne conteste. A moins d'être " né poète ", on a beau s'escrimer suivant toutes les formules des Aristotes anciens et nouveaux, selon toutes les poétiques grecques et françaises, celle de Boileau y comprise, on ne fera rien qui vaille et rien qui vive. Brossette le prouve par le fait de l'abbé d'Aubignac, auteur d'une poétique un peu fatigante, et d'une tragédie fort ennuyeuse (^). Vigneul-Marville commente le même principe d'après Boileau; il cite le même fait,

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