Caract. ch. XVI
*. Avent.d'It.
**. V. Poètes franc.— V. k. Cahour, T. II. p. 20.
**». Vauq. de la Fresn.
de Brébeuf, deScudéry.deCotin même " et de plusieurs autres que j'ai critiqués {'). "
Nos traités modernes de littérature creusent un abîme efitre \ç.génie et le talent. Cet abîme n'était pas encore inventé, il y a deux cents ans. Talent tx génie étaient synonymes, '^l^ç. génie est une habileté particulière et \xn- talent que la nature donne (-). "
Selon La Harpe, le sens absolu que certains auteurs donnent au mot r6^«/^, commença d'avoir cours au siècle de Voltaire (^), siècle où le génie était " ra7^a avis' {*).
■' G vous donc qui, brûlant d'une ardeur périlleuse, ■' Courez du bel esprit la carrière épineuse,
" C'est un galimatias, s'écrie Desmarets. On ne dit point : La cari'ièi'e dît bel esprit (=).
Cependant le bel esprit Ménage parle de cette carrière : " Ne rebutons point... tant de beaux esprits " qui courent dans la même carrière (^).
Cette carrière épineuse est celle des belles-lettres, ou, comme nous disons aujourd'hui, de la littérature. Le " bel esprit" n'avait pas encore, en 1674, l'acception défavorable que l'on sait. Molière assurait, quelques années auparavant que
" ... Sur \q. bel esprit nous aimons qu'on nous flatte {'')."
Le bel esprit signifiait, à cette époque,et les Lettres et