CHANT
moins élevés de la vie ; il parle à peu près uniquement des défauts. La raison en est qu'il imite Horace, et qu*il écrit pour les auteurs qui prétendent ** aux hon- ** neurs du cofnique '\
" Ne faites point parler vos a teurs au hasard,
*• Un vieillard .en jeune hou me, un jeune homme en vieillard.
C ests la conclusion qu* Horace tire de ses caractères :
" M^f^^^^ senties " Mandentur juveni par ieSypueroque viriles (*). "
Et d après Vauquelin :
" ... Il ne faut jamais qu'un jeune homme gaillard
" Représente en parlant la façon d'un vieillard,
".Ni qu'un jeune homme aussi son vieillard sente encore ".
Il est manifeste qu'Horace, Vauquelin et Boileau se contentent de noter les règles générales dans ce chapitre des âges. Mais souvent le talent d un auteur et le vis co^nica d'une scène éclateront grâce à un renversement des rôles. Un jouvenceau qui veut faire rhomme est un type de Comédie; tout comme un septuagénaire qui se donne des allures de vingt ans. Corneille, qui possédait la pratique du théâtre beaucoup mieux que Boileau, ajoute ces restrictions ou rectifications, aux lois communes des âges : ** Il est bon, dit ** Corneille, de remarquer encore que ce qu'Horace dit ** des mœurs de chaque âge n'est pas une règle dont ** on ne se puisse dispenser sans scrupule. Il fait les ** jeunes gens prodigues et les vieillards avares; le con- ** traire arrive tous les jours sans merveille. Mais il ne ** faut pas que Tun agisse à la manière de l'autre, bien ** qu'il ait quelquefois des habitudes et des passions ** qui conviendraient mieux à l'autre ('). "