Édit. de 1612, p
2. " Sur son roc ", et non pas " sous son roc *', comme portent une foule d'éditions, depuis 1757. (Cf. B. S.-P.)
auxquels Dieu donne d'apposer de telles dates à des j pages qui ne doivent pas périr !
Le héros anglais auquel Dryden applique les idées de Boileau n'était pas encore engagé dans les tristes contestations, qui amenèrent la révolution de 1688. Aussi Dryden grossit sa traduction des louanges de la paix qui règne sur Albion :
; " But as I speak, new glories seize my eyes,
** Glories that Heaven itself does give and prize, " Blessings of peace, that with her milder rays ** Adorn his reign, and bring Saturnian days ! "
•; Saturnian days! quand le duc de Monmouth et le î comted' Argyle allaient s'essayer à renverserle trône de î Jacques!... Mais les poètes ne sont pas nécessairement
prophètes ; ils chantent l'âge d'or en tous les temps. Vauquelin avait daté poétiquement son œuvre, du
temps où son royal protecteur Henri 1 1 1 quittait le
trône de Pologne pour celui de France :
année aussi, Corneille traduisit les vers de Santeuil. Il est intéressant de comparer les alexandrins de Corneille avec ceux de Despréaux :
" ... Les plus puissantes villes " Semblent n'avoir pour nous que des remparts fragiles; " On les perce, on les brise, on écrase leurs forts; " Il y pleut mille feux, il y pleut mille morts.... " Besançon voit bientôt sa citadelle en poudre ; " Dôle avertit Salins de ce cpe peut sa (') foudre; " Et toute la Comté, pour la seconde fois, " Rentre sous' Theureux joug du plus juste des Rois. "
Les douze derniers vers de Boileau sont un impromptu, comme rétablissent les recherches de Berriat Saint-Prix. Ils ne se trouvaient point dans la première composition de \ Art poétique. Boileau les écrivit en toute hâte, pour les joindre au volume prêt à paraître. L'impression de ce volume fut achevée le lo juillet, et la prise de Salins ne fut annoncée à Paris que le 30 juin. Le feuillet contenant ces douze vers et le récit des victoires récentes de la France, fut intercalé, au moyen d'un carton (^). Il est clair que le iv® Chant a gagné une belle somme d'intérêt à cette demi-page d'histoire vraie et patriotique.
" où sont ces grands guerriers, dont les fatales Ugues " Devaient à ce torrent opposer tant de digues ?
" La Ligue, dit Brossette, était composée de l'em- *' pereur, des rois d'Espagne et de Danemark, de la