I. i?/fr. Z.i//.CLXVi,(p. no.) — 2. P
Claude Perrault, attaqué par Boileau, dans le iv^ chant de VAr/ poétiqtce, y répondit par une fable (').
3° Boileau a craint de déplaire à Louis XI V, en faisant mention de La Fontaine, ranii de Fouquet,
Boileau avait parlé en faveur de La Fontaine, fort peu de temps après la disgrâce de Fouquet. Comment avait-il à craindre de se compromettre en 1674, puisqu'il ne lavait pas craint en 1665 (') ? Comment pouvait-il se compromettre en louant un ouvrage dédié au fils de Louis XIV, " illustre rejeton d'un prince ** aimé des cieux *'; et cela, juste au temps où La Fontaine était assez bien en cour, témoin la place fort honorable quon lui assignait dans la Chambre du sublime. D'autre part, on ne voit point que le roi ait été fâché des Nymphes de Vaux; et en 1667 (^), Louis XIV avait pensionné Pellisson, Tami très dévoué du Surintendant disgracié.
40 Boileau fia pas pris La Fontaine au sérieux comme écrivain.
Considérée dans sa généralité, cette assertion est fausse. Boileau l'avait pris au sérieux, dix ans avant la publication de \Art Poétique. Il avait composé un long plaidoyer pour une des œuvres de son ami, qu'il avait comblé de ses louanges enthousiastes. Et, d'après le Bolacana, c'est Boileau qui a porté sur La Fontaine ce jugement toujours vrai : '' La belle nature et tous ** ses agréments ne se sont fait sentir que depuis que ** Molière et La Fontaine ont écrit (*). "
5<* Louis Racine affir77ie que Boileau ne regardait point le fabuliste comme original ** ni en ses sujets, ni