‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 105 sur 236 · I. Dissertation sur La Joconde, — 2. Réfl, vu · texte numérisé non relu

I. Dissertation sur La Joconde, — 2. Réfl, vu

'* comme a si bien fait M. Racine dans quelques ** Épigrammes qui nous restent de lui. Mais que cela ** fît le caractère principal d'un écrivain, c'était, à son ** avis, se rendre trop borné ('). "

A cela, je réponds : Le même M. de Monchesnai rapporte un tout autre jugement de Boileau sur La Fontaine; c'est par M. de Monchesnai que nous savons comme quoi Boileau mettait Molière et La Fontaine sur le même pied, en tant que peintres de la nature ('). Comment concilier ces récits contradictoires? De plus, nous avons du même M. de Monchesnai un autre témoignage, qui dément de tout point celui-ci. Boileau lui dit un jour : ** La Fontaine a quelquefois surpassé ses *' originaux; il y a des choses inimitables dans ses •' Fables (3). "

Qui s'est contredit, Monchesnai ou Boileau?

6° Boileau tC a peut-être pas jugé à propos de mentionner la Fable dans sa Poétique, par la raison que les anciens, ses maîtres et modèles, nen ont point parlé.

Cette raison, toute simple, n est pas trop à dédaigner. Ce serait même la seule plausible, au cas où il serait bien démontré que la personne et les œuvres antérieures de La Fontaine n ont été pour rien dans cette omission de l'Apologue.

Les anciens n'ont point donné les règles de ce genre; Boileau, leur disciple et traducteur, l'a passé sous silence. C'est probablement la vraie solution du problème. — Toutefois un point resterait à expliquer en cette hypothèse. Les Anciens n'ont rien dit, et pour cause, du Sonnet, du Rondeau, de la Ballade, du Madrigal, du Vaudeville. Pourquoi donc Boileau s'est-il amusé à tracer les lois de ces tours de force de

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