I. Bolaeanoy XXXIV. — 2. BoL XCI, v. plus haut
3. V. Walckenaer, qui cite Monchesnai ; iv*éd., t. I, p. 259.
L'ART POÉTIQUK.
^versification, ou de ces ** menus fatras ** comme parle Ronsard (')?
— Il y aurait en cette affaire de recherches ou de :onjectures, une question préalable à poser et à résouire. La voici. Est-il bien certain, bien prouvé, que, si Boileau a négligé \ Apologue, il Ta fait, pour n'avoir Das à parler de La Fontaine? Certains critiques semblent admettre la chose comme un postulatum.Mais sur juoi se fondent-ils? A notre avis, ce fait admis comme an axiome et sur lequel repose toute cette thèse, et Loutes les hypothèses imaginées, a pour unique fondement un préjugé. Je ne vois nulle part que pour Boileau :ette mention de \ Apologue ait dû nécessairement, fatalement, entraîner la mention du fabuliste. Boileau ionne les règles de T Élégie, de rOde,du Madrigal, sans nommer les poètes français qui ont réussi dans TÉlégie, dans rOde, dans le Madrigal. Et pour le dire au passage, peut-on s'imaginer un instant que Boileau ait négligé la Fable par la seule raison que c'était un genre inférieur (^), lorsqu'il s'occupe si soigneusement du Madrigal et de TÉpigramme, ce simple ** bon mot de deux rimes orné? '*
Ne pouvait-il pas dire d'une façon générale, comme il Ta fait pour le Vaudeville : Le français né malin, (ou autre chose) aime l'allégorie, etc., et tracer, comme La Fontaine lui-même, les lois de cette allégorie,
" Qui se sert d'animaux pour instruire les hommes? "
Boileau en cela eût suivi la règle, qu'il observe dans presque toute sa Poétique, de ne point nommer les vivants.
Encore une fois, les arguments mis en jeu pour