‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 107 sur 236 · V. H. Régnier, Notice sur La Fontaine, p. CXII · texte numérisé non relu

V. H. Régnier, Notice sur La Fontaine, p. CXII

excuser ou condamner Boileau se fondent sur un préjugé. Mais une fois le préjugé reçu et rendu quasi vraisemblable par le consentement commun des critiques, il resterait deux suppositions plus probables au jugement des commentateurs. Walckenaer les indique toutes deux. Les voici :

7° " On a attribué cette omission à la désunion quon ** croit avoir existé alors entre Boileau et La Fontaine''

On croit: où sont les preuves? Dans le roman de Psyché, publié à peu près au même temps que le premier recueil àç,sFableSy LaFontaine avait faitun tableau charmant de son amitié avec Boileau('). Boileau, d'après les notes de Cizeron-Rival, aurait aidé La Fontaine à parfaire la fable du Chêne et du Roseau. Rien n'indique l'origine, l'occasion, les motifs de cette désunion prétendue. Et ceux qui connaissent un peu Boileau savent qu'il aurait eu assez d'indépendance de caractère pour ne pas écouter ses rancunes, s'il avait eu des rancunes (").

La seule conjecture sur laquelle on appuie l'hypothèse de cette désunion {^) est celle-ci : Boileau était devenu ** l'austère Boileau "; tandis que la conduite du fabuliste n'était rien moins qu'édifiante. Cette diversité de mœurs rendit, je le veux bien, leurs relations moins intimes. Mais il y a loin de là à un désaccord violent, dont Boileau se serait vengé par un indigne et très injuste silence. Et puis, enfin, où sont les preuves historiques de ce désaccord?

Cependant, avouons-le, ceux qui veulent que Boileau

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