‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 108 sur 236 · L'ABT POÉTIQUE · texte numérisé non relu

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se soit tû, pour une cause ayant trait à la morale, trouvent plus de crédit et semblent plus près de la vraisemblance. Cest ce qui nous reste à examiner.

8° Boileau na point parlé de /'Apologue dans sa Poétique, parce quilna point voulu y parler de fauteur '^ peu sage " des Contes.

Sans doute, cette raison n excuse point le silence de Boileau, mais aucune autre ne l'expliquerait mieux que celle-ci. Boileau, dans la Poétiquey se fait le champion de la morale ; et dans cet ouvrage en quelque sorte doctrinal, écrit pour la postérité, Boileau ne pouvait louer même indirectement les œuvres licencieuses d*un poète, auquel TAcadémie ferma longtemps ses portes pour ce même motif. L'hypothèse serait surtout confirmée par cette anecdote (c'est une anecdote) dont Brossette se porte garant, que, dans le iv^ Chant, les vers stigmatisant les dangereux auteurs, trahissant la vertti sur un papier coupable, sont une flétrissure des Contes. D'autre part, la même année où fut publié \Art Poétiçue,hdLFont2Line donna un nouveau recueil de Contes, qui attira sur lui un orage et contre lequel sentence fut rendue par le lieutenant de police La Reynie (').

Que Boileau se soit refusé à louer un auteur qui insultait aux ** bonnes mœurs", cela n'a rien d'étrange ; loin de là. Le caractère de Boileau, la condamnation qu'il porte contre Régnier, coupable de moindres griefs peut-être que La Fontaine, sa répugnance pour la littérature immorale des Opéras, les vers fameux :

" Je ne puis estimer ces dangereux auteurs, etc. "

enfin l'exclusion du nom de La Fontaine de la liste des poètes vivants que Boileau invite (ch. iv) à célébrer

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