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qui comptaît tant de chefs-d'œuvre, quand le code rimé de Boileau vit le jour.
C'est à la M^^e de Sévigné, au P. Bouhours, à Perrault \ antipindarique, à La Bruyère, à Fénelon et à d'autres ('), que Boileau laissa le soin et la gloire de porter sur le jRï^/r^r des jugements dignes du grand siècle. Celui que La Bruyère lut en pleine Académie,en face de La Fontaine et de Boileau, est connu. Le thème que Fénelon donna, sur le même sujet, au duc de Bourgogne, ne Test guère moins. Citons celui de Perrault : ** Jamais personne n'a mieux mérité (que M. de ** La Fontaine) d'être regardé comme original, et ** comme le premier en son espèce. Non seulement il ** a inventé le genre de poésie où il s'est appliqué, ** mais il l'a porté à sa dernière perfection ; de sorte ** qu'il est le premier et pour l'avoir inventé et pour y ** avoir tellement excellé,que personne ne pourra jamais ** avoir que la seconde place dans ce genre d'é- ** crire (•). " Perrault est. en cette page, critique et prophète.
Pourquoi Boileau n'a-t-il pas dicté ce jugement à son siècle et à la postérité ? Sans doute ce n'est pas un crime, mais c'est une tache.
1. Bayle, par exemple. En 1673, il appelait La Fontaine : *^ celui qui a " si bien mis en vers les fables de l'antiquité... "; et il élevait les " grâces et la facilité'* de ces fables cent piques au-dessus de celles de Furetière.
— V. Lettre du 31 juillet lôy^,