Œdipe^ au lecteur
2. Corneille se garda bien de montrer Polyeucte '* s.inglant ". Un martyr couvert de ses glorieuses blessures eût fait jeter les hauts cris et déserter la salle. — 3. La Poétique j 1640, p. ^-^^
actes d'un drame : ** M. Despréaux m'a dit lui-même, ** écrit La Motte, qu'il avait été vingt ans à corriger ** une fausse rime. " Comme Despréaux eût haussé les épaules, s'il eût entendu parler d'une tragédie sans rimes! et d'un Œdipe s'exprimant comme M. Jourdain, en prose!
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D'Oreste parricide exprima les alarmes.
Oresie d'Euripide, Ce fils d'Agamemnon tue sa mère Clytemnestre, pour venger le meurtre de son père. Il est ensuite poursuivi par les Furies, dont le réveil est une des scènes les plus terribles du théâtre grec. A la représentation, le saisissement fut général et l'immense théâtre fut bouleversé.
Et pour nous divertir, nous arracha des larmes.
On pleu«rit aux Tragédies, du temps de Boileau; témoin la scène des pleurs ou des mouchoirs, dans la fudith de Boyer. Furetière dit : ** On pleure assez ** souvent à la comédie de Province ('). " Mais on pleurait aussi à la comédie de Paris, bien que, suivant La Bruyère, on en eût quelque honte. L'austère moraliste prenait occasion de cette honte, pour exhorter ses lecteurs à larmoyer sans faire d'inutiles grimaces : " L'extrême violence que chacun se fait à contraindre •* ses larmes, et le mauvais ris dont on veut les couvrir, ** prouvent clairement que l'effet naturel du grand ** tragique serait de pleurer tous franchement et de