‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 116 sur 236 · De Pitié ^i de Terreur, — 2. Racine, Préf. di BfrJn · texte numérisé non relu

De Pitié ^i de Terreur, — 2. Racine, Préf. di BfrJn

" faitgue. Cette façon de parler ne vaut rien pour dire : " me fatigue ("). " La critique de Desmarets vaut-elle beaucoup mieux ?

Boileau, par la main de Brossette, semble viser ici le début de Cinna: '' M. Corneille, dit Brossette, a ** commencé sa tragédie de Cinna (') par ces vers hors '* de propos, qui sentent la déclamation :

** Impatients désirs d'une illustre vengeance,

" A qui la mort d'un père a donné la naissance,

" Enfants impétueux de mon ressentiment,

*' Que ma douleur séduite embrasse aveuglément,

<< Vous prenez sur mon âme un trop puissant empire. "

Fénelon dit aussi {^) : " M. Despréaux trouvait dans " ces paroles une généalogie des impatients désirs d'une ** illustre vengeance^ qui étaient les enfants impétueux ** d'un noble ressentiment et qui étaient embrassés par "une douleur séduite. "

Malgré les affirmations de Brossette et de Fénelon, d'autres commentateurs veulent que Boileau ait critiqué dans ce passage, \ Héraclius qu'il appelait un Logogriphe. " On a poussé la plaisanterie jusqu'à dire que ** Corneille, assistant à la reprise de cet ouvrage, quel- " ques années après qu'il l'eut composé, n'y entendit " rien lui-même (*). "

Du moins Corneille avoue, avec sa franchise connue, l'obscurité de son Héraclius: ** Le poème, dit-il au ** Lecteur^ est si embarrassé qu'il demande une merveil- "leuse attention. J'ai vu de fort bons esprits, et des " personnes des plus qualifiées de la cour, se plaindre " de ce que sa représentation fatiguait autant l'esprit *• qu'une étude sérieuse. Elle n'a pas laissé de plaire ;

I. La défense^ etc. (p. 85-6.) — 2. Acte l, se î. — 3. Lettre à PAcad.^ ch. VI. — 4. Anecdotes dramat,^ t. I.

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