Traduct, de M, Artaud
** tombe si souvent On pourrait en pardonner deux ** ou trois dans un si grand ouvrage ('). " Mais on ne pardonne pas au critique qui s'acharne à des vétilles.
*' Sans rien dire à Tesprit, étourdir las oreilles : " Le sujet n'est jamais assez tôt expliqué.
C'est aussi Tavis et le précepte de L'Abbé d'Aubignac : " Le poète ne doit mettre aucun acteur sur '* son théâtre, qui ne soit aussitôt connu des specta- ** teurs, non seulement en son nom et en sa qualité, ** mais encore au sentiment qu'il apporte sur la scène; ** autrement le spectateur est en peine, et tous les ** beaux discours, qui se font lors au théâtre, sont ** perdus ; parce que ceux qui les écoutent ne savent ** à qui les appliquer. Et de là souvent est-il arrivé que " vingt et trente vers excellents ont passé pour inu- " tiles et froids, et parce que le spectateur ne connaissait ** point celui qui les proférait, ni quel motif il avait de ** parler ainsi. J'ai vu depuis peu de temps une pièce, ** où pas un acteur n'était nommé, excepté deux, dont ** les noms ont été changés par lauteur ; jusque-là ** même, qu'après la catastrophe, on ne savait de quel " pays étaient les acteurs, ni si le sujet était tiré de *' l'histoire d'Angleterre ou d'Espagne (").
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Que le lieu de la scène y soit flxe et marqué ;
L'abbé d^Aubignac se raille tout à l'aise, lui, savant, du jeune rimeur inexpérimenté qui se met en tête de faire aussi sa Tragédie. Au sortir du collège, ou même encore sur les bancs, le tragique-apprenti, ayant '* composé trois à quatre cents vers, s'avise de