Hisi. poiL de la ^uerte^ etc. 1688, p
CHANT m.
de Boileau, une trentaine d'années. Corneille, à ses débuts, ne savait d autres règles **quun peu de sens commun ". Le reste, c est-à-dire Aristote commenté par Castelvetro et autres précurseurs de labbé d'Aubîgnac, ne devait Téclairer — et le gêner — qu'après ses premières Comédies. Il le raconte dans lexamen à^Âf élite ;" Mélite fut mon coup d'essai; et elle n'a
* garde d'être dans les règles, puisque je ne savais pas
* alors qu'il y en eût. Je n'avais pour guides qu'un peu
* de sens commun avec les exemples de feu Hardy...
* Ce sens commun, qui était toute ma règle, m'avait
* fait trouver l'unité d'action, et m'avait donné assez
* d'aversion pour cet horrible dérèglement, qui mettait
* Paris, Rome et Constantinople sur le même théâtre,
* pour réduire le mien sur une seule ville. "
\J horrible dérèglement que Lope de Véga autorisait
au-delà des Pyrénées dans l'histoire de Valentin et
Orson, régnait alors sur le théâtre de Paris. Sarrasin
regrette ainsi ce désordre: " Nos modernes... ont
' quelquefois enfermé une suite de plusieurs années
* dans une même Tragédie; ils ne se sont pas contentés
* de pécher pour les doctes ; leurs fautes se sont
* rendues publiques et le peuple s'est étonné de voir
* que les mêmes acteurs devenaient vieux dans la
* même tragédie (•). " Le peuple lui-même !
La connaissance des Règles vint dissiper les ténèbres de notre barbarie, peu de temps avant la naissance de Boileau, de Louis XIV et de l'Académie. L'abbé d'Aubignac revendique la gloire de cette découverte. Après avoir déploré le scandale d'un héros tragique,
Enfant au second acte et barbon au dernier,