‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 148 sur 236 · D'Aubignac, /*m/. du Th,^ 1. 1, L. III, p · texte numérisé non relu

D'Aubignac, /*m/. du Th,^ 1. 1, L. III, p

l'art K)KTI(^l'E. — II.

'* du livre x de Quintilîen, le jugement que cet excel- ** lent critique porte des tragiques et des comiques ** latins. Ce qu'il dit de ces derniers suit immédiatement " le passage qu'on vient de lire, et commence par ces ** mots : In cotnœdia maxime claudicamus. Voilà la " source de l'erreur. La mémoire de notre auteur a ** confondu les deux passages, et ne s'est rappelé ce ** dernier qu'en y mettant in Iragœdia, au lieu à' in ** comœdia. "

Boileau ne nomme pas Euripide. Peut-être parce qu'Horace n'en a point fait mention. Dans l'Épltre à Auguste ('), Horace dit que les Romains, après les guerres puniques, se mirent à examiner :

" Quid Sophodeset Thespis et yEschyius utile ferrent "

Boileau ne nomme aussi que ces trois représentants de la Tragédie athénienne. Il aurait pu accorder un souvenir au '* fils de la marchande d'herbes ", ne fût-ce que pour faire plaisir à Racine. Euripide était le poète préféré de Racine, qui lui empruntait Iphigénie, tandis que Boileau achevait son Art Poétique. La même année où la cour et la ville admiraient ** la perfection des vers de la Poétique (") ", Paris et la cour honoraient de leurs larmes l'une des plus belles créations d'Euripide, rajeunie par l'ami de Despréaux. Et Racine écrivait après Iphigénie : " J'avoue que je lui dois (à Euripide) " un bon nombre des endroits qui ont été le plus ap- " prouvés dans ma Tragédie... J'ai reconnu avec *' plaisir, par l'effet qu'a produit sur notre théâtre tout " ce que j'ai imité ou d*Homère ou d'Euripide, que le ** bon sens et la raison étaient les mêmes dans tous les " siècles. Le goût de Paris s'est trouvé conforme à *' celui d'Athènes. Mes spectateurs ont été émus des

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