I. K liti'Mi de lioilcin
L'ART POÉTIQUK.
cée vers le milieu du xv« siècle par Arnoul Greban, chanoine du Mans, puis continuée par Simon Greban, frère du précédent, secrétaire de Charles d'Anjou duc du Maine. Elle fut imprimée à Paris en 1540, jouée à Bourges et à Paris. Elle est divisée en deux parties. Voici la première ('). " Le premier volume des catholiques œuvres et Actes des Apôtres, rédigés en écrit par saint Luc, Évangéliste et historiographe député par le Saint-Esprit ; — Iceluy saint Luc écrivant à Théophile, — avec plusieurs histoires en iceluy insérées des Gestes des Césars. Le tout vu et corrigé bien et dûment, selon la vraie vérité, et joué par personnages en l'hôtel de Flandre, Tan mil cinq cent xli. Avec privilège du roi. On les vend à la grand' Salle du Palais, par Arnould et Charles les Angeliers, frères, tenant leurs boutiques au i«^ et 2^^ pilier devant la chapelle de Messeigneurs les Présidents ; " — précisément là où Barbin devait s enrichir à débiter l'Art Poétique (') !
Suivant Boileau, nos aïeux jouaient '* Dieu, la Vierge et les Saints ". Boileau néglige un autre personnage, fort important, de notre théâtre antique. Comme ces drames de nos dévots ancêtres étaient la représentation complète des mystères et des croyances chrétiennes, les artistes n'auraient eu garde d'omettre le diable. On le jouait, mais non *' par piété " ; il n'avait jamais, comme de juste, le beau rôle de la pièce : et ses mésaventures égaudissaient fort l'assistance. Fontenelle décrit en quelques lignes ce rôle et ces mésaventures