La M h e hist,, 31 mars
CHANT m.
Madame de Sévigné détestait le style insipide de la Calprenède ; elle sentait bien que le Pharamond était un *' sot livre " (') ; et pourtant elle avait cédé à la tentation de lire ces *' sornettes " : — " Le style de la " Calprenède est maudit en mille endroits ; de grandes " périodes de roman, de méchants mots; je sens tout ** cela. J'écrivis l'autre jour à mon fils une lettre de " ce style, qui était fort plaisante. Je trouve donc ** que celui de la Calprenède est détestable et cepen- " dant je ne laisse pas de m y prendre comme à de " la glu ('). "
Malgré les critiques de Boileau, le romancier du Périgord garda sa renommée quelque temps encore. L'Apollon* de M. de Callières, après avoir décerné de grandes louanges à Despréaux comme Satirique et comme Législateur, commandait, en 1688, l'admiration de la Calprenède : *' Il déclare le style de Calprenède " véritablement héroïque, noble et élevé, tel qu'il le '* faut pour les romans, qui sont des espèces de ** poèmes en prose. Il met les romans de cet auteur ** au premier rang des romans sérieux et héroïques ; " et il le loue surtout d'avoir su donner de beaux et *' grands caractères à tous ses héros {^\ "
Au dire de Sabatier de Castres, nos voisins d'Outre- Manche se conformèrent aux décrets du Phébus français. Vers le milieu du xviii^ siècle, ils regardaient encore les romans du bon gentilhomme ** comme des *' sources abondantes, capables de féconder la sécheresse " de leur imagination (!) (^). "