‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 179 sur 236 · I. Ce nr fut jamais la :' ipjur · texte numérisé non relu

I. Ce nr fut jamais la :' ipjur

" Occupe les enfants d*Éole " A broyer les dons de Cérès, "

pour faire entendre que : Montmartre, au Nord de Paris, est couronné de moulins à vent.

*' Ainsi dans cet amas de nobles fictions " Le poète s*ëgale en miUe inventions,

Des fictions, oui ; mais quelles sont les inventions d'un poètCy dont le travail consiste à reproduire en français les hémistiches d'un Gradus ad Parnassum ?

Desmarets va désormais faire une critique sérieuse, raisonnée, convaincue, des idées et des expressions de Boileau. Il ne peut croire qu'il y ait de V invention à remettre en usage les machines du vieil Olympe : ** Ce " n'est pas un poète français qui (sdt ces jetions et ces ** inventions, puisqu'il les trouve toutes faites dans les ** poètes païens. C'est pourquoi ceux qui n'ont pas le ** talent de l'invention, qui est si rare, soutiennent ** qu'il ne faut que les Fables, parce qu'elles leur ser- ** vent d'invention. Mais il faut que nous trouvions ** dans notre fonds propre des fictions bien plus nobles '* que n'ont jamais été toutes celles des païens, parce " que nous les tirons du fonds d'une vérité, qui nous " offre des choses bien plus hautes et plus merveil- " leuses {') ".

Quelle invention peut-il y avoir, là où la mémoire seule travaille ? — '* Y a-t-il aujourd'hui, disait La " Motte à la fin du xvii^ siècle, un autre mérite que " celui de la mémoire, à peindre l'aurore ouvrant les ** portes de l'orient avec ses doigts de roses, les heures ** attelant le char du soleil ; à représenter Neptune " appelant les tempêtes d'un coup de son trident, ou

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