‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 182 sur 236 · La Dé/, du Poème héroïque^ P- 9i · texte numérisé non relu

La Dé/, du Poème héroïque^ P- 9i

** Il fallait que les Grecs fussent encore dans Timbécillité de l'enfance, pour s'être contentés des dieux d'Homère. "

La Motte, comme Desmarets, expose d'admirables : de courageuses théories. Pourquoi, lui aussi voulutles confirmer par son exemple ? Lorsqu'il s'écrie : renez mon Iliade, et- voyez ! Boîleau sourit et hausse s épaules.

" Sans tous ces ornements, le vers tombe en langueur, " La poésie est morte» ou rampe sans vigueur ; " Le poète n'est plus qu'un orateur timide, " Qu'un froid historien d'une fable insipide.

Le poète Virgile, soit. Il n*a pas d'autres ornelents, ni d'autre ** fable **. Mais un poète chrétien oit-il s'en tenir à cette fable et à cette friperie? Ici et ans toute l'exposition de sa thèse, Boileau se contente affirmer et de railler. Il est Satirique ; rien de plus ; ne philosophe point. Le P. Le Bossu, avec ses appaînces de profondeur, veut aussi des Eoles et des ivînités marines dans une tempête épique ; autrement, ce ne serait que de l'histoire : " Quiconque donc

veut être poète doit laisser écrire aux historiens qu'une flotte fut écartée par la tempête et jetée surdes

bords étrangers... (*). "

Desmarets va tout à l'heure répondre par des argulents. Sa réplique au passage actuel est moins habile. )e n'est point réfuter les assertions de l'Art Poétique, ue de leur opposer les Épopées fraîchement écloses du erveau des Chapelain, des Scudéry, ou tous autres. )esmarets a donc à la fois raison et tort, lorsqu'il dit :

Comment (Despréaux) ose-t-il reprocher à nos

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