‹ L'Art poétique de BoileauChapitre 198 sur 236 · Men. opéra, Ép. LXXVIII, p. ici · texte numérisé non relu

Men. opéra, Ép. LXXVIII, p. ici

;ur du Tasse : " Combien de personnes ne dent point la conquête de Hiérusalem, sans le le du Tasse, toute glorieuse qu'elle est à la tienté ! (■)

ni les merveilles gue le siècle de Boileau t (') à ta gloire du Tasse, je n'en sais pas de rte" que celle-ci. L'auteur de la vie du Tasse, en ais, dit Vigneul-Marville, sur la foi de je ne quel mémoire, prétend que le Tasse parlait et nnaità six mois ; qu'il étudia à trois ans, et alla 'ilège à quatre. S'il n'y a point d'erreur aux dates e mémoire, c'est là un prodige sans exemple.

Italiens qui ont fait l'éloge du Tasse ne disent de semblable (*). " Et pourtant que de panégyri- 5 en avaient faits !

" Il n'aût point deaoo livra Illustre l'Italie,

lernier hémistiche, ou plutôt ce mot illustré, eut ïge de consoler quelque peu un auteur italien, itiques débitées en France contre le mauvais téraire d'au delà des Alpes. Le marquis Orsi (♦) t de justifier ses compatriotes, en particulier le des reproches du P. Bouhours et de Boileau, le talo satirico francese." Brossette écrit à Boileau :

léiiie, Préf., p. 34.

s toutes ces louanges, j'ose transcrire ce jugement auquel je es deux mains ; " Le Tasse, dans sa Jérusalem délivrée, reste isde lasimple histoire. "(P. M. de lioyiesve, Les grands siidts •tdt hommes, 3" Édil. 1881, p. 9g.) Son poème est de la fioriture, I d'esprit, de la musique, à propos des sublimes prouesses des lia croix. C'était.â peu près, le jugement que le cardinal du Périt à^\a. Jérusalem délivrée, qui est, disait le cardinal, plutôt uo pigrammes qu'un Poème épique, (v. Goujet, vui, p. u.) B^fM, 4'Ed-i,p. 173.

ideraiioni sopra un/amoso libro francese... La maniera di ben , 1703.

CHANT m.

" Cet auteur qui vous met sur les rangs comme '* un accusateur redoutable, n'ose pas tout à fait con- " tredire le jugement que vous avez porté du Tasse, " en opposant son clinquant à for de Virgile ; mais il " fait tout ce qu'il peut pour prouver, par vos ouvra- " ges mêmes, que vous n'avez pas parlé sérieusement, " quand vous avez dit : le clinquant du Tasse, et que ** c'est une licence poétique: Ed appunto non serio ** giudizio, dit- il, ma una scherzevole licenza poetica, fil ** que lia, cfiegli usb contra il Tasso.

** Mais il trouve que vous parlez fort sérieusement, " quand vous dites de ce fameux poète qu'// a illustré *' t Italie par son livre. Voilà un jugement qui est bien '' de son goût ('). "

A l'époque où Despréaux portait ces jugements sur le Tasse, l'Italie était encore aux yeux des lettrés, à peu près la seule nation moderne riche d'une Épopée. Cependant je trouve, à quelques années de là (1688), une mention de Camoëns parmi les allégories de Callières : *' Le Tasse fut élu général (des Poètes Épiques *' modernes), à la pluralité des voix, et son élection " fut approuvée par les poètes espagnols, qui n'ayant *' point de poètes épiques à lui opposer, résolurent de " demeurer unis avec le corps des poètes italiens... "

Alors *' il se présenta un poète fort gueux, borgne ** et de mauvaise mine, qui parlait mauvais espagnol, " et qui dit d'un air audacieux qu'il méritait mieux " que le Tasse le titre dégénérai. Les Italiens qui ne '' le connaissaient point, demandèrent aux poètes ** espagnols qui il était. Ceux-ci leur dirent que c'était " le Camoëns, fameux poète portugais, qui a fait un " poème Épique intitulé Les Luziades.., ('). "

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