Hist Poét, ctc, p. 66 et
l'akt rotriQus.— il
1 floa Bag« hrfros toujours «o oraison l'eût fait que mettre enfin Satan à la raison; et 9l Renaud, Argant, TaucrMe et sa maîtresse l'eussent de son sujet Jgaytf la tristesse.
sujet de \z. Jérusalem délivrée n'est point tris- " ; il est grand et magnifique et incomparablepérieur au sujet de \ Iliade.
au paraît faire de Godefroi de Bouillon une is pâle du " pius ^neas ". C'est aussi le défaut le d'avoir transporté l'intérêt du poème sur les econdaires, aux dépens du vrai héros de la :. Le P. Rapin lui en adresse un reproche trop
" Le Tasse, dans son poème de la conquête 'usalem, fait faire tout ce qu'il y a d'éclatant et aordinaire à Renaud. C'est Renaud qui tue ite, Tissapherne, Soliman, et tous les princtchefs des ennemis; c'est luî qui rompt le charme forêt enchantée ; les épisodes les plus imporlui sont réservés. Rien ne se fait pendant son :e ; il est lui seul destiné à toutes les grandes î. Godefroy qui est le héros ne fait presque
un autre procès intenté au Tasse par un ami au. En regard de cette critique très motivée, n défenseur de la Jérusalem, qui pense et parle Boileau. L'exagération même de ses louanges saisir le peu de solidité. Le Tasse, dit Godeau, . mis en œuvre tous les éléments épiques, en er " les mouvements des passions, qu'encore ioit toujours demeuré dans les termes de la \Ti chrétienne, son poème ne laisse pas d'avoir
ruMi, Netts dt FA rt Poét.
stc, p. 83.
'' autant d'agrément» que s'il eût employé tous les " dieux et les déesses de X Iliade et de \ Enéide ('). "
Personne, je crois, n'a fait une meilleure critique des héros fort peu chrétiens de la Jérusalein délivrée.
" Ce n'est pas que J'approuve, en un sujet chrétien, " Un auteur follement idolâtre et païen ;
Boileau dit en note : " Voyez l'Arioste "; sur quoi Saint- Marc fait cette observation : " Si les petites " notes de l'édition de 1713 sont véritablement toutes '' de M. Despréaux, je ne sais pas à quoi il pensait de " nous renvoyer à \Arioste, pour nous donner un " exemple de ce qu'il censure si légitimement ici. Ce '' poète italien a mêlé dans son poème les fables du ** paganisme avec des choses tirées de notre religion ; " mais les Fureurs de Roland ne sont rien moins qu'un " sujet chrétien. Que notre auteur ne nous citait-il '' Sannazar^ qui, dans un poème, dont la Naissance de ^'Jésus-Christ est le sujet, introduit des naïades, des ** hamadryades et d'autres divinités fabuleuses } " Sannazar semble en effet dépasser, en son poème chrétien, toutes les limites du paganisme littéraire et du ridicule. '' Sannazar, dit Baillet, n'a pas eu honte de " remplir un poème chrétien de Dryades et de Néréi- ** des; d'ôter d'entre les mains de la Sainte Vierge les " livres des prophètes et des psaumes, pour y mettre " les vers des Sibylles; d'introduire, au lieu d'Isaïe, de " David, ou de quelque autre prophète, le Protée de '* la fable à l'antre du Jourdain, prédisant le mystère ** de l'Incarnation ; et par ce moyen de rendre fabu- '' leuse, autant qu'il a pu, l'une des plus saintes et des ** plus importantes vérités de notre religion. "